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Page 17 -Site de therese massot - Biographie réalisée par Claire Clarke
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Thérèse MASOT, (SON PSEUDONYME : Thérèse MASSOT) est née le 22 septembre 1944 au Mas Blanes à Pézilla-la-Rivière, qui se situe dans un petit village très pittoresque de ce Roussillon, patrie si chère à Aristide Maillol. Thérèse est la dernière née d'une famille de sept enfants. Son père et sa mère étaient des réfugiés espagnols. De condition modeste, ils se sont installés à Pézilla en 1942. Elle fera ses classes primaires à l'école Madame-de-Sévigné à Perpignan et préférera déjà le dessin aux devoirs de mathématiques, distrayant par ses petites esquisses sa classe, bien qu'elle restera bonne élève tout au long de son parcours scolaire. En 1955, ses parents l'envoient au Château de Cassan à Roujan (34) tout près de Béziers, dans un lycée technique. Le professeur de dessin du Château, encourage Thérèse de plus en plus au dessin et à la peinture, à tel point que chaque fois qu'elle quitte le réfectoire, elle se rend aussitôt à son dortoir, pour dessiner et peindre. Cela lui vaudra quelques punitions : 1°/ de la part des garde-réfectoires, car elle quittait la table avant tous les autres élèves, 2°/ et des surveillants de dortoirs, car les autres enfants se regroupaient, en pyjama autour d'elle. Les :Mlle Massot, vous me copierez 100 fois, je ne me lèverai pas de table avant d'avoir fini mon repas, ou bien 100 fois, je ne dessinerai pas dans mon dortoir se sont multipliés pendant quelque temps. Mais, si elle est courageuse à faire ses lignes avec deux crayons superposés, elle persiste en même temps à faire du dessin et de la peinture (à l'eau pour le moment) ! Et petit à petit naît autour d'elle, un climat de confiance et de convivialité. Elle y restera deux ans. A sa sortie, elle aura les encouragements du prof de dessin de Cassan pour aller à l'Ecole des Beaux-Arts. De retour à Perpignan, notre petite dessinatrice, non écoutée à l'époque par ses parents, "l'Ecole des Beaux-Arts !", nous direz-vous, rentre à contre-coeur à l'école religieuse Sainte-Thérèse de l'Enfant-Jésus et ira jusqu'en Terminale. Elle continuera toujours à dessiner et peindre, ce qui animera bien les kermesses de ladite Institution. Thérèse ira ensuite à l'Ecole Commerciale où elle obtient après trois ans ses diplômes commerciaux. Bonne élève, Monsieur Jean Llech, directeur de l'Ecole, la recommande à un Huissier de Justice de Perpignan où elle y travaillera de 1960 à 1973 et y sera très appréciée. Cependant notre clerc, avec obstination, continuait toujours à gribouiller et entasser des dessins. L'Etude très vieillote, tout près de la Cathédrale Saint-Jean, avait quelques dessins affichés pour l'égayer ! Elle se mariera une première fois en 1964, avec André, Jean, Diego Cespédès, charcutier, avec lequel elle aura un garçon prénommé Jean-Michel et une fille prénommée Christine. André décédera en décembre 1986. De 1974 à 1978, Thérèse travaille dans un cabinet d'avocats renommé et à l'EDF à Perpignan, jusqu'au jour où elle pose sa candidature à L'Indépendant, Journal écrit de la région catalane et de l'Aude et travaillera jusqu'en 1998 à la Photocomposition. Elle y rencontrera Georges Barre qui l'encouragera fortement, ainsi que nombreux de ses collègues, notamment Marie-Louise Douchy, à exposer ses oeuvres.Elle faira d'ailleurs, jusqu'en 1998, de nombreux dessins graphiques sur Machintosch à L'Indépendant, en attendant la clôture de la Une. entre quelques gros Titres et des Avis de décès. René Gadave, l'un des chefs de service, tolère qu'elle fasse à la fin du service du dessin sur Mac, mais était-ce au point de lui permettre de dresser son chevalet ! C'est très peu probable. Avec admiration, il lui dira : ?Vous n'êtes pas là pour dessiner, Thérèse, voyons !! Cette activité dans la presse exercée la nuit, lui laissera toutes ses journées libres. Tout en s'occupant de ses enfants, elle pourra faire de la peinture. Cependant, depuis 1980, elle ne fait pas d'exposition. Elle épousera en 1991, Aldo Ballestra, d'origine italienne, avec qui elle fera de nombreux voyages dans l'Est, (l'Allemagne, la Hongrie, l'Autriche), puis l'Italie, elle découvrira également Syracuse en Sicile, voyage très enrichissant par la Vallée des Temples grecs et notamment par les paysages et les couleurs lumineuses de cette île merveilleuse de la Méditerranée. L'Espagne, fait aussi partie de ses voyages. Suite à l'insistance de M. Barre, Thérèse exposera en 1980 à la Galerie Arago de l'Hôtel de Ville à Perpignan. Monsieur Bailly, des Affaires Culturelles de Perpignan, lui réservera la Galerie pour le mois de mars. Mme Josette Soler-Trauttman, amie de l'artiste et correspondante du ?Journal La Croix? nous dira : ?... elle dessinera et fera des toiles dans ses moments de loisirs et elle nous les cachera longtemps...?. D'autres expositions ont suivi. Certains critiques, notamment lors d'une exposition au Syndicat d'Initiatives de Céret, diront : ... On y décèle l'influence du célèbre Douanier Rousseau. A sa collection de toiles, viennent s'ajouter les céramiques, Cendrillon, le Petit Poucet, le Petit Chaperon Rouge, des petites sculptures, et notamment des peintures sur porcelaine. Elle brosse aussi des portraits que démarque un linéaire très sûr et très dépouillé. Le talent et la sensibilité se traduisent au travers de ses oeuvres très colorées, pleines de fraîcheur et de vérité. Sa palette s'inspire de toutes les couleurs lumineuses de la Méditerranée. Si la jeune Thérèse Massot a toujours fait preuve d'un don certain pour le dessin, c'est bien plus tard, dans les années 1998, alors qu'elle cesse toute activité professionnelle, que son talent prend toute sa dimension, comme si son esprit, enfin libéré de tout stress, s'ouvrait réellement à la lumière. Ses oeuvres parlent d'elles-mêmes, ses toiles disent et nous font vivre son bonheur de peindre, on ne peut voir ses sculptures sans imaginer ses mains délicatement posées sur elles. Bref, elle est heureuse et ses oeuvres le disent, le chantent, le crient. Pour elle enfin, le soleil s'est levé, le voile s'est déchiré, pour notre plus grand plaisir. Claire CLARKE